La 17e édition du FCAT a eu un impact mondial

Du 4 au 13 décembre, 28 000 spectateurs ont regardé les films programmés par le festival grâce à une programmation en salles à Tarifa et à une plateforme de streaming en ligne. 

Tarifa, le 15 décembre 2020. La première édition hybride du Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger, qui s’est tenue en ligne et dans les salles de Tarifa (Espagne), a connu son année la plus internationale avec des spectateurs de plus d’une douzaine de pays de divers continents et pays comme la Guinée équatoriale, la Palestine, l’Autriche, la Grèce, le Brésil, le Honduras et, bien sûr, l’Espagne. Le forum l’Arbre à palabres – une série de webinaires et de tables rondes virtuelles – ainsi que l’Espace école, destiné à la fois aux écoliers et aux adultes, ont eu un impact sur plusieurs continents, étendant le caractère transfrontalier et désormais mondial qui fait partie de l’ADN de ce festival devenu une référence pour les cinématographies africaines dans le monde hispanophone.

Sur la plateforme de streaming en ligne du festival, Filmin, un total de 28 000 spectateurs naviguant depuis l’Espagne ont pu voir les 18 films en compétition pour des prix (longs métrages, documentaires et courts métrages). En outre, environ 500 spectateurs ont assisté aux projections en salle à Tarifa, qui se sont déroulées du 4 au 8 décembre. Ces 21 films ne participaient pas à la compétition et étaient programmés autour de 5 thèmes différents, dont La Guinée équatoriale et le passé colonial espagnol en Afrique ; 60 ans d’indépendance africaine ; le racisme systémique dans les pays occidentaux ; l’humour dans le cinéma africain ; et, comme chaque année, les productions latino-américaines de réalisateurs de la diaspora africaine en Amérique latine dans la section « La troisième racine ».

Le FCAT a ainsi battu son record de spectateurs, car le festival, au fil de ses 17 éditions 100% physiques et hors ligne, n’avait jamais atteint ce nombre.

Dans l’Espace école du FCAT, destiné aux écoliers espagnols et aux écoles marocaines hispanophones, 15 532 écoliers de 143 centres éducatifs ont participé au festival. Ils ont regardé les films soit depuis leur classe, soit depuis leur domicile et ont participé à des débats éducatifs autour des thèmes abordés dans les films – tels que la solidarité, l’interculturalité, la tolérance et le respect de la dignité humaine. En Espagne, des écoles de toutes les provinces andalouses et de différentes régions du pays ont participé. Au Maroc, des écoles de plusieurs villes du pays, telles que Al Hoceima, Larache, Rabat, Tanger et Tétouan, ont participé.

En outre, environ 200 étudiants de différentes nationalités ont participé à l’Atelier de cinéma africain donné par le critique et programmateur de cinéma Javier H. Estrada. L’extension du festival au parc naturel des Toruños, dans la municipalité voisine d’El Puerto de Santa Maria, a permis d’ajouter 100 spectateurs au total pendant la période des vacances de décembre.

Quant à l’Arbre à palabres, il a été suivi par plus de 850 participants sur la plateforme Zoom et un total de 1124 vues sur la chaîne YouTube du festival. Sur les neuf réunions tenues dans cet espace virtuel, la session la plus suivie a été « Visions anticoloniales : 60 ans d’indépendances africaines », qui a eu lieu le 8 décembre. De nombreux participants qui ont rempli un questionnaire en ligne préparé par le festival pour mesurer le succès de l’Arbre à palabres, ont convenu que la qualité des interventions et la préparation sur le sujet des intervenants était excellente.

Ces tables rondes et webinaires ont réuni des participants de différentes parties du monde comme l’Espagne, la France, la Guinée équatoriale, le Brésil, les États-Unis, le Portugal, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Grèce, entre autres. La participation des personnes inscrites dans les centres culturels espagnols de Malabo et de Bata a sans aucun doute été remarquable, mais aussi celle des spectateurs des pays d’Amérique latine, qui ont manifesté un grand intérêt et ont posé des questions et se sont impliqués dans les débats.

Les tables rondes intitulées « LOL : l’humour dans le cinéma africain », « La troisième racine » et « La prochaine fois, les feux » ont également été diffusées en direct sur la page Facebook du festival. La table sur le racisme systémique en Occident a été la plus suivie, avec une participation de 1707 personnes.

Sur la plateforme Facebook, on estime que 287 000 personnes ont été touchées cette année. En ce qui concerne le profil du FCAT sur Twitter et Instagram, le nombre de followers et d’interactions a augmenté de manière significative. Les spectateurs du FCAT ont également suivi de près toutes les informations sur le festival via son site web, qui a atteint un total de 18 453 visites pendant les jours du festival.

Prix du Cineclub Donostiarra Kresala

Le mercredi 16 décembre, le Festival de cinéma africain, par l’intermédiaire de sa directrice Mane Cisneros, a reçu le 7e prix Kresala Zinekluba au Teatro Principal de Saint Sébastien pour avoir été la fondatrice du FCAT, le seul événement compétitif en Espagne et en Amérique latine consacré à la diffusion des films du continent africain et de sa diaspora. Également, elle a été primée pour avoir fondé, avec l’Université de Séville, le Laboratoire de documentation et de diffusion du cinéma africain, qui possède une collection de plus de 1000 titres sous-titrés en espagnol. Le prix a aussi été décerné pour primer la création de Cinenómada, un format de distribution non commercial pour les cinémas africains qui, depuis 2006, a permis la programmation d’environ 900 cycles de films africains en Espagne.

La cérémonie de remise des prix s’est terminée par la projection de « Mother I Am Suffocating, This is My Last Film About You », un film expérimental de l’un des auteurs les plus prometteurs du continent, le cinéaste du Lesotho Lemohang Jeremiah Mosese. Le film est un voyage sociopolitique et symbolique qui englobe la religion, l’identité et la mémoire collective.

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