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L’Europe et l’Afrique réunissent leurs projets cinématographiques dans l’espace de l’industrie du FCAT

L’Université de Cadix accueille la première collaboration avec le festival de Tarifa autour d’une table ronde intitulée « Filmer en Afrique au-delà des stéréotypes »

Le FCAT rend hommage à la réalisatrice égyptienne Atteyat Al-Abnoudy, pionnière du monde arabe

Tarifa, 2 juin 2022. Le Festival du Cinéma Africain de Tarifa a célébré son septième jour avec la première séance du FCAT LAB, l’espace industrie du cinéma du festival. Les sociétés de post-production espagnoles se sont présentées à Tarifa aux réalisateurs et aux producteurs africains grâce au Spanish Post Production Showcase organisé par l’ICAA. 

La sélection comprenait des entreprises consolidées au niveau international ainsi que de petites sociétés, toutes composent un référent professionnel compétitives. « C’est une action nécessaire et un succès net que nous espérons présenter à nouveau au FCAT 2023 », a expliqué Gaetano Gualdo, coordinateur de cette branche du festival. En fait, après l’événement, une société kenyane a demandé la présence de FigTree Studios de Barcelone, un signe qui indique, non seulement le bon accueil de ce type d’initiative, mais aussi la nécessité pour les cinéastes et les sociétés de production d’échanger des projets et des objectifs.

Briser les stéréotypes africains à l’Université de Cadix

La première collaboration entre l’Université de Cadix et le FCAT a eu lieu aujourd’hui avec la table ronde: “Tourner en Afrique au-delà des stéréotypes”. Le cinéaste Alejandro Salgado (réalisateur de Barzaj), Lorenzo Benítez (réalisateur de Invisible Mothers) et Armando Buika, cofondateur de The Black View, étaient les intervenants de cette table ronde, qui s’est déroulée avec une très bonne interaction entre le public et les étudiants de l’UCA.

Armando Buika a recentré son intervention sur la nécessité pour le cinéma de changer l’image des personnes d’origine africaine dans les films. Benítez et Salgado, réalisateurs andalous ayant  tourné en Afrique, ont partagé avec le public les dilemmes qui se posent lorsqu’un cinéaste européen débarque en Afrique pour représenter une réalité, en veillant à ne pas tomber dans visions simplistes qui ont tellement uila représentation de la diversité africaine.

La table ronde a permis de remettre en question la vision occidentale du continent et le racisme sous-jacent. « Comment se fait-il que chaque fois que des films sont réalisés en Espagne sur des questions africaines, ils se concentrent toujours sur des sujets tels que l’immigration ou le problème des frontières? », s’est interrogé Armando Buika.

Les étudiants de l’École de Cinéma ont réfléchi sur comment les cinéastes espagnols, blancs ou européens peuvent se positionner pour raconter des histoires plus réalistes ou plus proches du continent. La conclusion a tourné sur l’importance de savoir écouter, dialoguer et se positionner, mais aussi de reconnaître les choses que l’on ne sait pas pour ne pas tomber dans le simplisme.

Les films tunnisiens les plus contemporains au FCAT

Black Medusa est, selon Javier H. Estrada, « un film profondément atmosphérique qui se déroule dans la nuit tunisienne ». Ismäel, le réalisateur du film, a participé l’Apéritif d’aujourd’hui. « Le cinéma n’a rien à voir avec les mots, le cinéma est l’enfant de la culture. Le cinéma est une atmosphère, un monde de sensations qui dépasse le spectateur, le cinéma est une poésie, c’est une littérature », a expliqué le cinéaste tunisien. « Nous faisons des films pour tuer nos parents, j’espère que le cinéma se renouvelle et que nous pourrons continuer à avancer », a déclaré Ismäel à propos de ce « film viscéral, sinistre et glaçant avec toutes les caractéristiques d’un film noir ».

La mère du documentaire égyptien arrive à Tarifa

Le FCAT rend hommage à la réalisatrice égyptienne Atteyat Al-Abnoudy, pionnière du monde arabe, décédée il y a quatre ans. Pour la rétrospective consacrée à la « mère du documentaire égyptien », quatre de ses premiers courts métrages seront projetés. Surnommée la « cinéaste des pauvres », sa décision de filmer des personnes dans un quotidien de travail dur et de précarité a fait scandale à l’époque où le cinéma était perçu par les autorités comme une arme de propagande.

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