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Présent et avenir du cinéma : le réalisateur d’Algésiras Alexis Morant rencontre les jeunes adolescents du Campo de Gibraltar

L’équipe de El Universo de Oliver a participé à une projection spéciale avec les participants du programa Salto de Eje

Tarifa, 28 mai 2022. La ville d’Algesiras a accueilli l’une des projections spéciales de la 19e édition du Festival du cinéma africain-FCAT. Le film El universo de Oliver, du réalisateur d’Algésiras Alexis Morante a été projeté à l’Escuela Técnica Superior de Ingeniería de Algésiras – UCA où étaient présents son réalisateur et l’acteur Salva Reina. L’actrice Kira Miró était également présente, ainsi que des adolescents de El Saladillo (Algésiras) et de Puente Mayorga (San Roque).

Lors de cette édition, le FCAT participe à un projet parallèle au festival Salto del eje, organisé par le Haut-Commissariat à la pauvreté des enfants et la Fédération Pantalla, auquel participent également la Fondation Márgenes y Vínculos et Coordinadora Alternativas, parrainé par le groupe Red Eléctrica et en collaboration avec la Diputación de Cádiz et le ministère de la Culture et des Sports. Son objectif est de mettre en œuvre une stratégie culturelle qui transforme l’accès au cinéma dans les milieux défavorisés. 

Ce projet vise à permettre aux élèves des quartiers susmentionnés du Campo de Gibraltar de présenter, lors du gala de clôture, deux courts métrages et un making of sur lesquels ils ont travaillé ces derniers mois. Ana, qui fait partie des nombreux élèves du projet Salto del Eje, explique qu’avec la caméra « nous pouvons leur faire voir ce que nous voulons qu’ils voient. Et que c’est celui qui a la caméra a le pouvoir. »

A cette occasion, les élèves ont assisté à la projection de El Universo de Oliver, un film qui a pour toile de fond le Campo de Gibraltar dans les années 80 et la vie du garçon dont il est question dans le titre et de sa famille au moment du passage de la comète de Halley. L’acteur Salva Reina et le réalisateur Alexis Morante ont ensuite eu une conversation animée avec les élèves et les adolescents sur le film et leurs projets cinématographiques.

Écologie et cinéma dans le premier apéritif du FCAT

La première session de cette activité a débuté aujourd’hui à l’hôtel El Convento. Profitant du passage au FCAT de films tels que Marcher sur l’eau et Aya, tous deux axés sur les questions environnementales, le premier apéritif a tourné autour de questions telles que l’utilisation des ressources, la pénurie d’eau et la crise climatique. 

Participaient à l’apéritif Antonio Vegara, chef d’études de la section d’éducation permanente de Tarifa, Ana Diaz, du centre CCR de la Commission européenne à Séville et Beatriz Poncela, de l’association AGADEN Ecologiste en Action. Les experts ont profité de ce point de départ pour réfléchir aux ressources du Campo de Gibraltar. Parmi les principales inquiétudes figurent les projets d’urbanisation du littoral qui détruisent la côte, le manque d’eau pour ces nouveaux logements, le réchauffement climatique et l’élévation du niveau de la mer et la dégradation de l’environnement.

 

L’extension de Los Toruños regorge de mythes, de contes et de légendes.

Le conteur camerounais Boni Ofogo s’est imposé lors de la deuxième édition du conte dans le parc des Toruños ( le Port de Santa María ). Les contes de Boni Ofogo voyagent à travers le monde depuis son Afrique natale, au fil des mythes et légendes qu’il partage depuis des années. Demain, dimanche, cette extension accueillera la projection de Aya, de Simon Coulibaly Gillard.

Entre classiques et afrofuturismes au FCAT

Au programme de la journée, les projections des premiers films de Miradas españolas (Regards espagnols) et La tercera raíz (La troisième racine). La rétrospective Entre l’encre et l’écran s’est poursuivie avec Timbuktu (Le Chagrin des oiseaux) et dans le cadre d’Hypermétropie, Constelações do Equador (Constellations de l’équateur). C’est la première fois que le festival projette un film de Sao Tomé-et-Principe, un documentaire en compétition dans le cadre d’Hypermétropie qui tourne autour du premier conflit post-colonial de grande ampleur en Afrique. 

Le film Une Histoire d’amour et de désir de Leyla Bouzid a également été projeté dans le cadre d’Hypermétropie. La cinéaste tunisienne propose l’histoire d’une rencontre entre deux jeunes, loin des standards habituels de ce type de récit, et situé au cœur de la culture arabe. Les protagonistes sont un jeune homme français d’origine algérienne, élevé dans la banlieue de Paris, et une étudiante tunisienne, pleine d’énergie, qui vient d’arriver dans la capitale française. Présenté en première mondiale à la Semaine de la critique de Cannes et applaudi dans des festivals tels que Toronto et Valladolid, le film transmet avec sincérité les complexités du premier amour dans un contexte de libération sexuelle.

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