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Omar Victor Diop : le photographe qui se change en oiseau pour capturer les réalités de l’Afrique

Valeria Reyes
Autoportrait du photographe Omar Victor Diop

Omar Victor Diop est l’auteur derrière la photographie qui illustre l’affiche du 18ème Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger, un artiste sénégalais qui, grâce à son œuvre, rend visible l’histoire noire, revendique la dignité et la liberté de son peuple et dépeint, à travers ses images, les différentes réalités et mutations de la société africaine dans et hors du continent.

Omar Victor Diop (Dakar, 1980) a développé, dès très jeune, un intérêt pour la photographie et le design, essentiellement comme un moyen de capturer la diversité des sociétés et styles de vie africains modernes. Le travail du photographe est interrogatif, intrigant, prospectif, plonge sa nature dans les racines africaines tout en s’ouvrant à une claire inspiration internationale. L’œuvre de Victor Diop comprend des portraits avec références visuelles qui vont de la peinture européenne classique à la photographie de l’étude postcoloniale de l’Afrique, et a été exposée à des endroits tels que Paris Photo, FIAC de Paris, Alliance Française de Madrid, le Festival de photographie d’Arles, la Foire d’art contemporain africain de New-York et Londres et la Biennale africaine de la photographie au Mali.

L’univers d’Omar Victor Diop s’introduit dans des questions aussi actuelles que la crise climatique ou le racisme, mais il se sert aussi de la vie quotidienne des Africains pour montrer « leurs rêves, leurs douleurs mais aussi leurs joies ».  Selon les mots de l’auteur : « Je veux montrer l’Afrique de tous les jours, cette Afrique moderne et urbaine dont on ne parle pas suffisamment, mais qui est bien là ». La série The Studio of Vanities est un exemple de ses idées, dans laquelle apparaissent de grandes personnalités du monde culturel africain comme la styliste Adama Paris, la cinéaste et journaliste Oumy Ndour ou l’acteur haïtien Jimmy Jean-Louis. 

La série à laquelle appartient la photographie de l’affiche du FCAT s’intitule Bird stories avec comme description : I feel like a bird today, I’m gonna show you. Just set me free…” (Je me sens comme un oiseau aujourd’hui, je vais te le montrer. Il suffit de me libérer…). L’œuvre de Victor Diop transmet cette capacité de prendre de la hauteur et d’élargir son regard, une invitation à s’immerger dans la diversité de l’Afrique dans une année dont nous avons plus que jamais besoin de sentir que nous pouvons voler, surtout si c’est à travers le cinéma africain.

« Je viens d’une génération d’auteurs qui, après la photographie naturaliste des colons, qui montraient les Africains comme des spécimens d’observation, a humanisé le regard photographique sur les Africains et a montré des gens normaux, africains modernes et heureux », déclarations de l’auteur pour l’agence EFE.

Photographies de la série « Bird Stories »

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