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L’univers fascinant des cinémas africains selon Javier H. Estrada : « Les révélations seront ininterrompues »

Dans le cadre du IXe « El Arbol de las Palabras » (l’arbre des mots), le forum d’industrie et de formation du Festival de Cinéma Africain de Tarifa, a lieu el Aula de Cine (Classe de Cinéma), cette année sous le titre Rompiendo las cadenas. La búsqueda de la libertad en las cinematografías de África (Briser les chaînes. La recherche de la liberté dans les cinématographies d’Afrique), une occasion unique d’approfondir les cinémas d’Afrique de la main de Javier H. Estrada, critique, professeur et programmeur de cinéma.  Nous avons parlé avec lui pour mieux savoir comment apprendre lors de cet atelier stimulant. 

Quelles chaînes ont brisé les cinéastes présents dans ce cours ? « Les auteurs inclus se caractérisent par leur audace formelle et conceptuelle. Nous parlons de créateurs comme Sarah Maldoror, Sidney Sokhona, Gadalla Gubara, Randa Maroufi… Ils ont tous apportés d’importantes nouveautés dans le langage audiovisuel, évitant toujours les conventions », explique Javier H. Estrada. 

« Par ailleurs, son point de vue sur des thèmes de grande importance, depuis la violation des droits humains, la privation de liberté des citoyens contestataires, ou l’envie des nouvelles générations de rencontrer leur propre identité, sont reflétés par ces cinéastes avec une profondeur et un respect absolus ».

Ce cours, réalisé en espagnol, est destiné à des étudiants de cinéma, des journalistes, des cinéphiles ou toute personne curieuse avec l’envie de comprendre les réalités africaines sous un angle cinématographique.  « Il existe encore une ignorance massive des différentes cinématographies africaines. L’atelier se structure comme un forum d’approfondissement des réalités et styles filmiques très solides, mais qui semblent étrangers pour la majorité du public hispanophone. Pour cela, les révélations seront ininterrompues ».

Cette expérience immersive est déjà un classique du FCAT, selon les mots de Javier, « la majorité des élèves réitèrent d’année en année, et cela démontre qu’une fois que tu entres dans cet univers fascinant des cinémas africains, des sommets illimités s’ouvrent, absolument insoupçonnables. »

Et qu’est ce qui intéresse et captive Javier personnellement de ce cinéma ? « Surtout le courage créatif des cinéastes. Cette volonté de fer de défier le conformisme tant dans le purement filmique (des stratégies esthétiques révolutionnaires sont toujours exposées), comme dans leur vision des sociétés qu’ils dépeignent. Son objectif est d’apporter la lumière aux réalités parfois silencieuses, se situant du côté des gens ordinaires, échappant aux ordres des puissants et de l’establishment », nous raconte Javier H. Estrada.

« De plus leur manière de faire du cinéma offre une alternative brillante aux formes développées en Europe ou aux États-Unis. Les films que nous analyseront n’ont rien à voir avec les narratives et propositions visuelles, standardisées qui inondent les salles et plateformes occidentales, et cela se révèle tant suggestif que révélateur », conclue Javier.

Le cours sera réalisé en ligne du 1 au 4 juin, et sera retransmis en streaming et disponible également en différé pour permettre l’accès, en particulier, aux participants de Guinée Equatorial et Amérique Latine.

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