fbpx

Le documentaire África mía (mon Afrique) considéré comme le « Buena Vista Social Club » malien, ouvrira la 18ème édition du Festival de Cinéma Africain de Tarifa

Ce groupe mythique composé de sept jeunes Maliens a reçu une bourse du gouvernement cubain en 1964 pour étudier la musique à La Havane.

La ville de Tarifa accueille la 18ème édition du Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger FCAT entre le 28 mai et le 6 juin 2021, festival transfrontalier du sud de l’Europe sur les cinémas d’Afrique et ses diasporas. Cette rencontre culturelle et cinématographique s’organise annuellement entre deux continents, l’Europe et l’Afrique, deux pays, l’Espagne et le Maroc et deux villes, Tarifa et Tanger.

Las Maravillas de Mali fut le premier orchestre afro-cubain du continent américain. Ché Guevara lui-même fut leur interprète lorsqu’ils connurent à Fidel et la chanson Rendez-vous chez Fatimata devint un classique qui émut toute l’Afrique dans la période d’enthousiasme postcolonial. À la chaleur du documentaire Africa Mia, la fabulosa historia de Las Maravillas de Mali (la fabuleuse histoire des Merveilles du Mali), de Richard Minier et Édouard Salier, le FCAT a décidé d’inaugurer, lors de l’édition qui atteint sa majorité en âge, la musique exquise et les aventures de cet orchestre.

Ce documentaire raconte une épopée culturelle et humaine qui revoit la fabuleuse histoire de ce groupe malien et qui sort en Espagne, sur l’écran du festival de Tarifa, le vendredi 28 mai. Face au cinéma plus engagé avec la réalité sociale, dont s’occupera largement cette édition du festival dans plusieurs de ses sections, émerge l’explosion musicale du film français, sur un groupe de musiciens maliens envoyés à Cuba après l’indépendance pour apprendre la musique. Et il y a une musique merveilleuse, des musiciens remarquables, la nostalgie d’une musique qui a fait danser des générations et un fond de géopolitique. Ce sont les ingrédients de ce documentaire qui ouvre le FCAT.

Cette histoire commença en pleine Guerre Froide, en 1964, lorsque dix musiciens du Mali arrivèrent à Cuba pour étudier la musique et tisser des liens culturels entre les deux régimes socialistes. Pendant sept ans, ils fusionnèrent des sons et devinrent le premier groupe afro-cubain de l’histoire, Las Maravillas de Mali, un hommage au groupe cubain Las Maravillas de Florida. Cinquante ans plus tard, le producteur musical français Richard Minier, un des réalisateurs de ce documentaire, reconnut un des musiciens à Bamako et décida de réunir le groupe légendaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *